[PORTRAIT MÉTIER] Noémie, préparatrice en pharmacie hospitalière militaire : un parcours au service des forces et des patients.
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Préparatrice en pharmacie hospitalière militaire depuis 2014, l’adjudant Noémie a construit une carrière marquée par la diversité des missions au sein du Service de santé des armées. Après dix ans passés à l’hôpital national d’instruction des armées Percy à Clamart, puis une opération extérieure en Côte d’Ivoire, elle exerce aujourd’hui à la direction centrale du Service de santé des armées à Arcueil, où elle contribue à la définition des politiques de soutien en produits de santé.
Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Service de santé des armées ?
Après plusieurs années dans le secteur hospitalier civil, je voulais donner une autre dimension à mon métier. J’avais envie de servir autrement, en mettant mes compétences au service des militaires, tout en continuant à exercer un métier très technique. Ce qui m’a convaincue, c’est la diversité des missions. Au sein du Service de santé des armées, une préparatrice en pharmacie hospitalière peut exercer dans un hôpital militaire, partir en opérations extérieures, embarquer sur un bâtiment de la Marine nationale, travailler au sein d’un organisme de ravitaillement ou participer à la définition de la politique de soutien en produits de santé au sein de la direction centrale. Peu de métiers offrent autant de possibilités.

Quelles sont vos missions au quotidien?
Depuis mon engagement en 2014, j’ai eu la chance d’exercer plusieurs facettes de ce métier. Pendant près de dix ans à l’Hôpital national d’instruction des armées Percy, j’ai participé à la préparation, à la dispensation, à la sécurisation des traitements des patients. J’ai également travaillé de nombreuses années au sein du bloc opératoire comme intermédiaire entre le service, le bloc et les fournisseurs.
Les autres missions des préparateurs en pharmacie au sein des Hôpitaux militaires sont diverses suivant l’établissement : réalisation de chimiothérapies et de produits radiopharmaceutiques, stérilisation, reconditionnement, dispensation journalière nominative… Le travail est toujours collectif car nous travaillons au quotidien avec des médecins, des infirmiers, des logisticiens, des chirurgiens, des militaires de différentes armées et de nombreuses autres spécialités.
Aujourd’hui, je travaille à la Direction centrale du Service de santé des armées sur les politiques de soutien en produits de santé, les référentiels et les catalogues destinés aux unités déployées.
Chaque poste est différent, mais tous contribuent à une même mission : garantir la disponibilité des produits de santé au bénéfice des patients et des forces, en tous lieux et tout temps.
Quels types de patients et de pathologies avez-vous rencontrés dans votre métier ?
Au cours de ma carrière, j’ai accompagné des patients présentant des pathologies très variées, allant des soins courants à la prise en charge de blessés ou de patients atteints de pathologies lourdes en hôpital militaire, bien sûr sur un versant logistique d’approvisionnement des produits de santé pour les soignants.
Aujourd’hui, je travaille davantage sur les besoins des structures de soins et des unités opérationnelles afin d’anticiper les besoins futurs et de faciliter le travail des équipes en Hôpital militaire ou sur le terrain en mission.

Avec quel type de matériel médical travaillez-vous ?
En pharmacie hospitalière, nous utilisons notamment des équipements techniques propres à la réalisation de chimiothérapies ou de radiopharmacie, des automates de dispensation, des systèmes de traçabilité et de nombreux dispositifs médicaux.
Aujourd’hui, j’utilise principalement des outils numériques permettant de gérer les référentiels et le soutien en produits de santé des Armées.
Avez-vous déjà été déployée en opération extérieure ?
Oui, j’ai été déployée en Côte d’Ivoire en tant que préparatrice en pharmacie hospitalière et adjointe de l’unité de dispensation en produits de santé. Cette expérience a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan professionnel qu’humain. Les préparateurs peuvent également être projetés sur d’autres théâtres d’opérations, en séjour, embarquer sur le porte-avions Charles de Gaulle ou d’autres bâtiments de la Marine nationale, où ils participent pleinement au soutien médical des forces.
En opération extérieure, nous devons être capables de travailler avec des moyens plus limités tout en garantissant la sécurité des patients.

Quel type de formation avez-vous suivi ?
Tout au long de ma carrière, j’ai bénéficié de formations militaires et professionnelles qui m’ont permis d’évoluer avec mes affectations et d’approfondir mes connaissances sur les dispositifs médicaux, par exemple, avec un diplôme universitaire. Le Service de santé des armées encourage également les préparateurs en pharmacie hospitalière à développer de nouvelles compétences, notamment dans la qualité, la logistique, la conciliation médicamenteuse, l’éducation thérapeutique ou les fonctions d’encadrement.
Pourquoi appréciez-vous servir au Service de santé des armées ?
Ce qui me plaît le plus, c’est qu’il n’existe pas une seule carrière de préparatrice en pharmacie hospitalière. En douze ans de service, j’ai déjà exercé des métiers très différents sans jamais quitter ma spécialité. Cette diversité permet de se renouveler en permanence tout en conservant le même objectif : soutenir les forces armées et contribuer à la prise en charge des patients civils et militaires. C’est cette richesse qui, à mon sens, fait toute la singularité de ce métier au sein du Service de santé des armées.
