[PORTRAIT MÉTIER] Marine, psychologue militaire : l’accompagnement psychologique des forces armées en toute circonstance.
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La psychologue de classe normale (Lieutenant) Marine est affectée à la 9e Chefferie du Service de santé des armées (SSA) ancrée dans l’ouest de la France depuis novembre 2023. Spécialisée dans le soutien du personnel soumis à des événements traumatiques, elle met aujourd’hui ses compétences au service des forces françaises afin d’accompagner le personnel confronté à ces situations dans le cadre de leurs missions sur le territoire français ou en opération extérieure. Découvrez son témoignage.
Quelle est votre mission principale ?
À la suite de ma formation militaire initiale, j’ai rejoint le SSA afin d’accompagner des personnes confrontées à des événements traumatiques dans le cadre de leurs missions. Aujourd’hui, je suis fière de porter l’uniforme et de mettre mes compétences au service de l’armée française.
Ma mission principale concerne le soutien psychologique des militaires et de leurs familles, en France comme à l’étranger. Au quotidien, je travaille en équipe pluridisciplinaire au sein de plusieurs antennes médicales, en étroite collaboration avec les médecins des forces. En parallèle des entretiens psychothérapeutiques, j’ai déjà encadré des stages sportifs pour les militaires blessés et eu l’opportunité d’être jury de recrutement pour les futurs médecins militaires.

Avez-vous déjà été déployée en opération extérieure ?
En effet, j’ai eu l’opportunité d’être projetée une première fois à Mayotte afin d’évaluer les besoins psychologiques du personnel et de leurs familles, suite au cyclone Chido. Cette mission a été une grande découverte de l’opérationnel, de la « clinique de l’urgence » et du travail en binôme avec le psychiatre. Quelques mois plus tard, je suis partie en mission de courte durée en Nouvelle Calédonie pour soutenir le personnel engagé sur l’île.
Quel type de formation avez-vous suivi ?
Au sein de l’institution, j’ai pu suivre diverses formations, tels que les premiers secours psychologiques en opération (PSPO), le débriefing psychologique en cas d’événement grave et la prise en charge des addictions. De plus, je participe régulièrement à des rencontres réunissant les psychologues et les psychiatres du SSA, ces échanges d’expérience étant précieux pour penser la clinique et la place du psychologue dans l’institution. Chaque année, afin d’être prête à partir en mission, je mets à jour mes formations opérationnelles, dont le tir et les premiers secours au combat font partie.

Pourquoi appréciez-vous de servir au Service de santé des armées ?
La double casquette de psychologue et de militaire me permet d’être au plus proche de ce que vit le personnel que je peux être amenée à accompagner. Faire partie de l’institution me permet de saisir plus finement les dynamiques individuelles et groupales à l’œuvre dans l’environnement militaire. De plus, les valeurs militaires sont essentielles dans les missions confiées au psychologue des forces : réactivité, disponibilité, polyvalence et travail en équipe.
Au-delà de mon poste de psychologue clinicienne, je suis également « Ambassadrice du SSA ». Cette fonction me permet de répondre aux questions de toute personne hésitant à s’engager en tant que psychologue au sein de notre service interarmées.
Que diriez-vous à un jeune qui hésiterait à sauter le pas pour rejoindre le SSA ?
Étudiants en psychologie clinique, n’attendez plus : s’engager au SSA, c’est donner du sens à son travail chaque jour dans un cadre « challengeant », à travers une clinique riche et diversifiée et des opportunités opérationnelles inhérentes au milieu militaire.
Des questions sur le métier de psychologue clinicien d’active ou de réserve ? Je suis disponible pour y répondre sur la plateforme MyJobGlasses.
